Président de l'IERF (Institut Européen Formation et Recherche)
Pouvez-vous nous éclaicir sur le rôle de l'IERF?
L'IERF est une association Loi 1901 fondée en 1994 pour venir en aide aux jeunes Italiens. À l'époque, à la fin de leurs études vers 23-24 ans, les Italiens étaient contraints de répondre a leur obligation militaire. Seul échappatoire possible, faire valoir un contrat de travail a l'étranger. L'IERF a été créée pour apporter son aide aux jeunes Transalpins en France et pour les informer sur leurs droits.
Je suis arrivé à la tête de l'IERF en 1995. C’est l’année de la création par le gouvernement Italien, d'un programme de financement à l'expatriation pour faire face a une demande toujours plus croissante. Du côté Français, Edith Cresson, 1er Ministre de l'époque lance fin 1995 le programme Leonardo avec la mise en place de centres d'accueil pour les Italiens en France mais également pour les Français en Italie.
L'IERF a ensuite coopéré avec l'ANPE Internationale visant la création d'un réseau d'aide a la recherche d'emplois. Il s’est ouvert à d’autres pays comme l’Espagne, le Portugal et l’Angleterre notamment avec un programme d'échange entre jeunes artistes Londoniens et Parisiens.
Lors du congrès d'Amsterdam en 2000, il a été décidé que les gouvernements ne devaient plus financer les programmes de mobilité internationale de demandeurs d'emplois. L'IERF s'est donc tourné vers les Régions mais le programme était trop restreint, destiné principalement aux jeunes sortants des Grandes Ecoles. En 2003 l’IERF a souhaité s'adresser aux jeunes issus de milieux défavorisés en proposant son projet aux missions locales et aux Maisons de l'emploi avec comme credo la mobilité comme outil de développement personnel.
Les missions locales ont eu d'abord beaucoup d'appréhension mais finalement 50 d'entre elles nous on rejoints.
Pourquoi avoir choisi Liverpool pour accueillir les Jeunes d’Arc de Seine ?
L’IERF avait déjà établi un partenariat en Angleterre a Londres. Cependant Londres est dispendieuse en argent et en temps. Certains jeunes mettaient plus de 2 heures pour rentrer chez eux, et le financement servait essentiellement a couvrir les frais de transports.Un professeur de Français basé à Liverpool nous a contacté pour établir un programme d’échanges. Il s’est avéré que cet homme était uniquement intéresse par les aspects financiers et les jeunes engagés dans le projet se sont retrouvés floués.
C’est à partir de là que nous avons lancé une collaboration avec Rachel du People’s Center. Elle s’occupait de la réinsertion des femmes dans le marché du travail après un congé maternité.
De plus Liverpool est une ville en plein développement, ouverte sur le monde avec d’anciennes traditions maritimes. Le Scousers, argot parlé à Liverpool, est tellement difficile à comprendre, qu’une fois le stage passé, les jeunes pourront comprendre l’Anglais n’importe ou dans le monde !
On dit que les Français sont plutôt frileux en matière d’expatriement. Est-ce une idée reçue ?
Je pense en effet que les Français ont plus de mal a quitter leur pays par rapport a leurs voisins Européens. La France est un des pays dans lequel les jeunes sont le mieux traités. Par exemple l’accès à l’université est peu coûteux. Depuis quelques années l’ANPE fait de plus en plus d’efforts pour promouvoir la mobilité en Europe. En outre, le demande en compétences linguistiques et en expériences internationales sont de plus en plus requises dans les entreprises Françaises. Les jeunes Français ont donc tout intérêt a s’exporter pour trouver plus facilement un emploi.
Enfin, dernière question, quelle est votre Pub préférée a Liverpool ?
(rires) La « Pub » est encrée dans la culture Britannique. Il y a en fait des Pubs pour tous les âges et tous les goûts a Liverpool. À vous de faire votre choix !
Thomas.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire