16 heures. Je sors, à l'instant, de la Tate Liverpool, l'annexe de la célèbre Tate Gallery de Londres. Cezanne, Picasso, Pollock, Bonnart, Giacometti. Un régal. Le plaisir des yeux. Celui aussi, de la redécouverte de ces chefs d'oeuvre, trop brièvement aperçus sur papier glacé. Je les dévore, j'ai un mal fou à les quitter.
Decouverte. Il y a avait déjà eu celle de cette ville. Energique, jeune, vivante. Incroyablement vivante. Surtout ça. Les nuits sont magiques. Pas que les nuits, mais surtout. Une foule de têtes dans un tout petit périmètre. Il faut en profiter. Je traverse Chinatown sur le chemin du retour. Au loin, l’agitation. Ici, un homme ivre dans le vent qui souffle sur la place. Pas moi, l'Anglais. Blanc comme un cachet d'aspirine, il me frole, me fixe. Son regard est vide. Transparent.
Lundi soir. Les rues sont vides. Je fixe une boite venue d'un fast-food. Je l'entends presque. Je devine le bruit du carton, frottant sur les pavets. Et puis je finis par la ramasser.
Nuit noire. Francis Bacon peut dormir en paix. Les autres aussi. Il fallait bien récupérer après un weed-end agité. Nul n'est infatigable. Même l'Anglais. Surtout lui ? Chut...
Essai
Aurelien.
Aurelien.
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